• Gala Fur

Sex in America : vers une japonisation ?


Une journaliste du New York Times écrit qu’il y aura moins de sexe aux Etats-Unis, qu’on ne vivra pas plus mal et peut-être même mieux. Less sex is more. More what ? Plus d’hygiène, plus de solitude, de repli sur soi et de maniaqueries en tous genres. En Amérique, l’affaire Weinstein a mis le feu aux poudres.

En 2000 déjà, un ami new-yorkais refusait de prendre l’ascenseur avec une femme de peur qu’elle ne l’accuse de harcèlement sexuel.

La guerre entre hommes et femmes est déclarée depuis longtemps dans un pays où l’on pratique le “dating”: une fille ne couche qu’avec l’assurance que l’homme va l’épouser.

Les Suédois réclament maintenant une législation à propos du consentement des femmes au rapport sexuel. A qui le tour ? 50 ans de liberté sexuelle auront été une parenthèse jouissive, pour certains. Un autre journaliste du New York Times parle de japonisation. Au pays du soleil levant et du film culte L’Empire des sens, près de la moitié des jeunes femmes ont purement et simplement renoncé aux relations sexuelles.

Sur les Smartphone, des applications gratuites telles que We-Consent et Yes to sex permettent déjà à une fille d’enregistrer le “oui” au sexe en moins d’une minute. Oui à quoi ? Un coït ordinaire ? Une sodomie ? Un trio ? On se souvient de Julian Assange : la fille était d’accord et, par la suite, elle ne l’était plus. Ce sera donc la peur du bâton, comme pendant l’inquisition. A propos du féminisme, l’historienne Elizabeth Roudinesco écrit : » On a le sentiment que c’est un mouvement d’avant-garde qui devient conservateur et fanatique. C’est arrivé aux communistes, aux marxistes, aux psychanalystes… On a désormais un féminisme dénonciateur qui fustige beaucoup trop les hommes. »

Avec la libération de la parole, nos sociétés ont fait un pas en avant sans que les féministes soient impliquées. Les hommes vont devoir obéir aux règles élémentaires qui permettront aux hommes et aux femmes de vivre ensemble sans aparthéid, faute de quoi un consentement préalable filmé sera notre lot comme en Amérique.

On retrouve, dans le consentement préalable, le contrat propre au sadomasochisme. Chez les adeptes du SM, un contrat verbal existe bel et bien (les tabous, les limites, les jours sans) sans avoir été enregistré ou filmé. Les BDSMeuses auront-elles un jour la même méfiance que les « vanille » et voudront-elles filmer leur accord ? Certes, les cas de pratiques non consenties signalées sont rares dans le milieu, mais la mode grand public du shibari (bondage) commence à donner lieu à des abus de pouvoir de la part de quelques encordeurs sur des filles qui leur servent de modèles, serrant trop fort, passant les cordes sans ménagements, etc.

Femmes photographes chez les yakusa

Irina Ionesco, née en Roumanie en 1930, s’est invitée dans l’intimité des yakusas, précédée par sa réputation d’artiste esthète. Ils l’ont reçue dans le plus simple appareil, dans l’un de ces fameux bains présents partout au Japon, ces onsen dont la porte est fermée aux personnes tatouées. Double transgression chez cette photographe qui n’a peur de rien, pénétrant le milieu en 1996. Les abus qu'elle a commis avec sa fille retarde sa consécration. (photos : femme yakusa de face; yakusa au bain)

Les photos de Chloé Jafé, photographe qui a travaillé sur le sujet, ont été retirées du site.

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